Rang
Auteur.ice
Titre
Statut
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26
Natacha Samuel
Désastrée (poétique du nom juif)
[Essai]
25
Balam Rodrigo
Livre centre-américain des morts
[Poésie]
24
Martin Rueff
Mode avion
[Essai] [Poésie]
23
Karim Kattan
Hortus conclusus
[Poésie]
22
Barbara Köhler
La femme de personne
[Poésie]
21
Oswald de Andrade
Anthropophagie, crise, utopies
[Essai]
20
Eeva-Liisa Manner
Voiliers fuyez à voiles légères + Les eaux mortes
[Poésie]
19
Juana Dolores Romero Casanova
Bijuteria
[Poésie]
18
Michel Surya
L’excès, et cetera (une ritournelle)
[Poésie]
17
Muriel Pic & Anne Weber
Petit atlas des pleurs
[Correspondance] [Essai]
16
Wolfgang Hilbig
Vieille écorcherie
[Fiction]
15
Miyó Vestrini
Grenade dans la bouche
[Poésie]
14
Peter Kurzeck
En invité
[Roman]
13
Philippe Blanchon
Rives de goudron (fugues)
[Poésie]
12
Barbara Köhler
Roulette allemande
[Poésie]
11
Amandine André
Aberrants & dinosaures
[Poésie] [Fiction]
10
Juliette Riedler
7 femmes en scènes
[Essai]
09
Hélène Cixous & Cécile Wajsbrot
Lettres dans la forêt
[Correspondance] [Essai]
08
Alexandre Curlet
Butterfield (une relation)
[Poésie]
07
Louis Zukofsky
Arise, arise
[Scène] [Poésie]
06
Alexis Lussier
L’obscur objet d’un film
[Essai]
05
Michel Surya
Le monde des amants (L’éternel retour)
[Roman]
04
Jean-Paul Iommi Amunatégui
La tradition des larmes
[Essai]
03
Barbara Köhler
Blue box
[Poésie]
02
Michel Deguy
La commaison
[Poésie]
01
Jack London
Monter un feu
[Fiction]
L’extrême contemporain
Route de Sylvéréal
30800 Saint-Gilles – FR
Diffusion/distribution
Harmonia Mundi Livre
ig @extremecontemporain
fb @exceditions
m contact[at]extremecontemporain.com
(Les éditions ne reçoivent pas de manuscrits.)
Les éditions L’extrême contemporain publient des livres de poésie et de politique, de littérature et d’art au sens le plus simple et le plus illimité.
Des livres qui ont en commun la recherche de formes et d’expériences à venir et à travers l’écriture.
26
Natacha Samuel
Désastrée (poétique du nom juif
[Essai] [Fiction]
À PARAÎTRE
978-2-493333-27-8
18 EUR
130 x 198 mm
Désastrée (poétique du nom juif) s’inscrit dans la tragique actualité de la guerre faite à Gaza par un État, celui d’Israël. À travers elle c’est le nom juif qui se trouve mis en cause. Et à travers lui toute la langue.
Désastre : désalignement des astres. Désastrée : nom (commun, provisoire) d’une voix requise par ce désalignement, comme jetée par lui dans la langue.
Que signifie le “nom juif” aujourd’hui et qu’en faire s’il est retourné contre lui-même dans l’épreuve de la guerre des États contre les populations, et dans l’épreuve plus générale d’une guerre de la langue politique contre les corps ? C’est là ce que ce livre cherche à penser et à vivre, en disant du nom juif ce qui le lie à la longue tradition des opprimés, en deçà des noms propres et des langages tyrans dans lesquels il est habituellement, quotidiennement pris.
Allant dans le sens de ce qu’il y a de véritablement commun dans le nom, du 7 octobre 2023 au témoignage de Pola, survivante d’Auschwitz , au fil des pages une voix de fin silence se fait entendre allant de liens en liens, d’états d’âmes en états de corps, tournant et descendant au niveau du précipice.
« Seuls les esclaves ont besoin de penser : le voilà le saut. »
Voici contre toutes valeurs séparées [politiques, théologiques, philosophiques] ce que pourrait être l’expérience fondamentale d’une pensée « esclave », une pensée ou une éthique en ventre.
Ce premier livre de la cinéaste Natacha Samuel contribue autant à inspirer des formes de vie politique dans la langue — ce que fait une poétique — qu’à la réinvention formelle et sensible du genre de l’essai.
25
Balam Rodrigo
Livre centre-américain des morts
[Poésie]
Traduction de l’espagnol (Mexique)
Karine Louesdon & José María Ruiz-Funes Torres
17/04/2026
978-2-493333-26-1
18 EUR
130 x 198 mm
320 pages
Impitoyable et bouleversant, le Livre centre-américain des morts est le poème de la migration et de sa malédiction politique au temps des mafias capitalistes. Nouvel acte de la Destruction des Indes de Las Casas, forme monstre — tour à tour corrido, album photographique, nécropole — empruntant aux traditions livresques et orales, anciennes et nouvelles, ce livre sans pareil chemine à travers l’exil, avec les migrant∙es et les apatrides, « loin de Dieu et près, très près, des passeurs, policiers, agents d’immigration, narcos, intermédiaires, proxénètes... »
Tombeau pour les Centre-Américain∙es risquant la traversée du jour et de la nuit pour rejoindre un Nord fantomatique et assassin, endurant les peines, les crimes, la clandestinité et l’horreur politique, ce livre est aussi le chant de lutte, d’amour et d’hospitalité pour les femmes, hommes et enfants guatémaltèques, honduriens, mexicains, nicaraguayens, salvadoriens, centre-américains, dont les corps sont remis aux mains de La Bestia.
Balam Rodrigo est né en 1974 à Villa Comaltitlán, au Chiapas, et a grandi auprès des migrant∙es et de celles et ceux qui luttent à leurs côtés. Il a reçu le Prix de poésie Aguascalientes en 2018 pour le Livre centre-américain des morts.
24
Martin Rueff
Mode avion
[Essai] [Poésie]
21/11/2025
978-2-493333-25-4
18 EUR
130 x 198 mm
288 pages
Mode avion est écrit « au clair du chagrin », à la première heure du manque ou du défaut. Il fait une aube à la vie maintenue, au seuil de la perte. Comme tel, ce livre est un tombeau ; comme tel il est une catastrophe : « ne croyez pas que je vais vous replonger dans le néant ».
Allant par poèmes, proses ou essais, Mode avion contient en lui les modes variés d’une histoire (une théorie ?) générale de l’écriture ou de l’inscription, et d’une affaire particulière avec ce que Michel Deguy appelait « la chose de la poésie ».
Deguy dont le nom revient presque à chaque page, comme un élan, un transport, un signifiant halluciné ou un stupéfiant. Michel Deguy (1930-2022), un revenant sans appel, un extrême contemporain.
Mode avion, grand livre du défaut, est attaché à la poésie, « réel absolu », comme il lui est arraché. C’est un mode orphique : privation du signal, relance du poème.
Martin Rueff est poète, critique et traducteur, et dirige la revue Po&sie. Né en 1968, il enseigne à Bologne et Genève.
23
Karim Kattan
Hortus conclusus
[Poésie]
25/04/2025
978-2-493333-24-7
16 EUR
115 x 175 mm
180 pages
Hortus conclusus est le premier recueil de poèmes de Karim Kattan, écrivain né à Jérusalem en 1989. Il tient son titre de la formule scellée du Cantique des cantiques qui inspire aussi le nom d’un couvent, à Artas, en Palestine.
Hortus conclusus, le jardin clos, fait jouer ensemble les tentations du retrait et de la visite, du sanctuaire et de l’assemblée. Il est par excellence le lieu de la doublure.
Le jardin clos renferme sur lui son propre destin barré, inscrivant l’extérieur dans son propre périmètre. Et ce qui se dit au dehors du jardin, colonisation, apartheid, anéantissement, s’entend en dedans. Dans chacun des 23 poèmes du recueil la fuite s’accomplit vers l’intérieur, grâce au secours des puissances de l’éclat : amours, chants, luxuriances, et de leurs servant·es : chevaliers (errants), (demi-)déesses, saintes palestiniennes, soldats et amants.
Hortus conclusus est l’aire identique du redoublement interminable des identités, des genres, des guerres et des paix.
« L’empire et ce qui lui fait résistance. Tout dans le jardin. Faradis, Hortus, Artas… »
Hortus conclusus est le premier recueil de poèmes de Karim Kattan, écrivain né à Jérusalem en 1989. Il tient son titre de la formule scellée du Cantique des cantiques qui inspire aussi le nom d’un couvent, à Artas, en Palestine.
Hortus conclusus, le jardin clos, fait jouer ensemble les tentations du retrait et de la visite, du sanctuaire et de l’assemblée. Il est par excellence le lieu de la doublure.
Le jardin clos renferme sur lui son propre destin barré, inscrivant l’extérieur dans son propre périmètre. Et ce qui se dit au dehors du jardin, colonisation, apartheid, anéantissement, s’entend en dedans. Dans chacun des 23 poèmes du recueil la fuite s’accomplit vers l’intérieur, grâce au secours des puissances de l’éclat : amours, chants, luxuriances, et de leurs servant·es : chevaliers (errants), (demi-)déesses, saintes palestiniennes, soldats et amants.
Hortus conclusus est l’aire identique du redoublement interminable des identités, des genres, des guerres et des paix.
« L’empire et ce qui lui fait résistance. Tout dans le jardin. Faradis, Hortus, Artas… »
Hortus conclusus, le jardin clos, fait jouer ensemble les tentations du retrait et de la visite, du sanctuaire et de l’assemblée. Il est par excellence le lieu de la doublure.
Le jardin clos renferme sur lui son propre destin barré, inscrivant l’extérieur dans son propre périmètre. Et ce qui se dit au dehors du jardin, colonisation, apartheid, anéantissement, s’entend en dedans. Dans chacun des 23 poèmes du recueil la fuite s’accomplit vers l’intérieur, grâce au secours des puissances de l’éclat : amours, chants, luxuriances, et de leurs servant·es : chevaliers (errants), (demi-)déesses, saintes palestiniennes, soldats et amants.
Hortus conclusus est l’aire identique du redoublement interminable des identités, des genres, des guerres et des paix.
« L’empire et ce qui lui fait résistance. Tout dans le jardin. Faradis, Hortus, Artas… »
22
Barbara Köhler
La femme de personne
[Poésie]
Traduction de l’allemand
Sven Keromnes
11/04/2025
978-2-493333-23-0
16 EUR
130 x 198 mm
140 pages
Rien moins qu'une réécriture de l'Odyssée, La femme de personne est un poème en train de se faire, une matrice qui ne cesse pas de faire et de défaire : maille, toile, texture dont la matérialité même défigure et refigure, décode et recode l'épique poème de tous les poèmes. Et avec lui le héros de tous les héros qui donne son nom à l'épopée, l'hégémonique masculin mis lui aussi à l'épreuve, sur le métier : Outis, Odyss, Ulysse... Personne.
La femme de personne peut bien s'appeler Pénélope, la femme de, mais La femme de personne n'appartient à personne. Reprogrammation, bifurcations, renversements de perspectives et trouées dans la toile homérique ainsi réactualisée constituent la trame de cette poétique de l'ère scientifique.
Un va-et-vient entre l'antique et grouillante matière épique, amoureuse et guerrière, et le propre texte de Barbara Köhler (1959-2021) qui s'engendre ici comme par lui-même, au fur et à mesure qu'on le lit, qu'on l'écoute.
Rien moins qu'une réécriture de l'Odyssée, La femme de personne est un poème en train de se faire, une matrice qui ne cesse pas de faire et de défaire : maille, toile, texture dont la matérialité même défigure et refigure, décode et recode l'épique poème de tous les poèmes. Et avec lui le héros de tous les héros qui donne son nom à l'épopée, l'hégémonique masculin mis lui aussi à l'épreuve, sur le métier : Outis, Odyss, Ulysse... Personne.
La femme de personne peut bien s'appeler Pénélope, la femme de, mais La femme de personne n'appartient à personne. Reprogrammation, bifurcations, renversements de perspectives et trouées dans la toile homérique ainsi réactualisée constituent la trame de cette poétique de l'ère scientifique.
Un va-et-vient entre l'antique et grouillante matière épique, amoureuse et guerrière, et le propre texte de Barbara Köhler (1959-2021) qui s'engendre ici comme par lui-même, au fur et à mesure qu'on le lit, qu'on l'écoute.
La femme de personne peut bien s'appeler Pénélope, la femme de, mais La femme de personne n'appartient à personne. Reprogrammation, bifurcations, renversements de perspectives et trouées dans la toile homérique ainsi réactualisée constituent la trame de cette poétique de l'ère scientifique.
Un va-et-vient entre l'antique et grouillante matière épique, amoureuse et guerrière, et le propre texte de Barbara Köhler (1959-2021) qui s'engendre ici comme par lui-même, au fur et à mesure qu'on le lit, qu'on l'écoute.
21
Oswald de Andrade
Anthropophagie, crise, utopies
[Essai]
Traduction du portugais (Brésil)
Eduardo Jorge de Oliveira
29/11/2024
978-2-493333-18-6
15 EUR
115 x 175 mm
208 pages
Une machine anthropophagique. Ce livre réunit trois textes d’Oswald de Andrade (1890-1954). Une retraduction du mythique « Manifeste anthropophage » (1928) + deux essais inédits en français : « La crise de la philosophie messianique» (1950) & « La marche des utopies » (1953). Trois textes qui approfondissent une aventure de pensée totale et dévorante — anthropophagique.
À partir du « Manifeste », texte inaugural et générateur d’une modernité poétique décoloniale, poème irradiant et renversant décisivement la portée du stigmate Cannibale, l’anthropophagie chemine ici entre deux essais, par crises et par utopies. Conséquences directes ? Désalignement généalogique et historique, pessimisme libérateur, déprogrammation de la Colonie. Le geste anthropophagique est un bug, qui dévie volontairement et joyeusement l’histoire et la dramaturgie de la pensée occidentale.
20
Eeva-Liisa Manner
Voiliers fuyez à voiles légères + Les eaux mortes
[Poésie]
Traduction du finnois
Aleksi Barrière
29/11/2024
978-2-493333-17-9
18 EUR
130 x 198 mm
248 pages
Ce sont les derniers mots. Voici ensemble les deux derniers recueils de la poétesse finlandaise Eeva-Liisa Manner, dont l’œuvre s’aperçoit ici de façon inédite en langue française, à l’horizon fuyant de son propre achèvement.
Infinie poésie des temps de neige, refusée matériellement à toute éternité et relancée à chaque stase, à chaque givre, à chaque saison. Ce sont les sols, les lacs, les êtres, les morts, les morceaux de réel et de rêves dits dans la langue natale, le finnois, puis exposés progressivement, intimement, aux langues sans bords de la poésie mondiale (Caváfis, Pound, Tranströmer...)
Ici étranger et ailleurs familier, d’un même mouvement géographique qui fait aller la plus légère des voiles sur la plus morte des eaux, la beauté n’y est pas sans la brisure qu’elle appelle. Le rêve intime d’un paysage où connaitre le bonheur sans le cauchemar historique. La littérature sans la question politique qu’elle ne cesse pas d’être.
Autrice de poèmes non seulement mais de romans, de théâtre, critique et essayiste, traductrice, Eeva-Liisa Manner est née en 1921 à Helsinki et morte en 1995 à Tampere.
Ce sont les derniers mots. Voici ensemble les deux derniers recueils de la poétesse finlandaise Eeva-Liisa Manner, dont l’œuvre s’aperçoit ici de façon inédite en langue française, à l’horizon fuyant de son propre achèvement.
Infinie poésie des temps de neige, refusée matériellement à toute éternité et relancée à chaque stase, à chaque givre, à chaque saison. Ce sont les sols, les lacs, les êtres, les morts, les morceaux de réel et de rêves dits dans la langue natale, le finnois, puis exposés progressivement, intimement, aux langues sans bords de la poésie mondiale (Caváfis, Pound, Tranströmer...)
Ici étranger et ailleurs familier, d’un même mouvement géographique qui fait aller la plus légère des voiles sur la plus morte des eaux, la beauté n’y est pas sans la brisure qu’elle appelle. Le rêve intime d’un paysage où connaitre le bonheur sans le cauchemar historique. La littérature sans la question politique qu’elle ne cesse pas d’être.
Autrice de poèmes non seulement mais de romans, de théâtre, critique et essayiste, traductrice, Eeva-Liisa Manner est née en 1921 à Helsinki et morte en 1995 à Tampere.
Infinie poésie des temps de neige, refusée matériellement à toute éternité et relancée à chaque stase, à chaque givre, à chaque saison. Ce sont les sols, les lacs, les êtres, les morts, les morceaux de réel et de rêves dits dans la langue natale, le finnois, puis exposés progressivement, intimement, aux langues sans bords de la poésie mondiale (Caváfis, Pound, Tranströmer...)
Ici étranger et ailleurs familier, d’un même mouvement géographique qui fait aller la plus légère des voiles sur la plus morte des eaux, la beauté n’y est pas sans la brisure qu’elle appelle. Le rêve intime d’un paysage où connaitre le bonheur sans le cauchemar historique. La littérature sans la question politique qu’elle ne cesse pas d’être.
Autrice de poèmes non seulement mais de romans, de théâtre, critique et essayiste, traductrice, Eeva-Liisa Manner est née en 1921 à Helsinki et morte en 1995 à Tampere.
19
Juana Dolores Romero Casanova
Bijuteria
[Poésie]
Traduction du catalan
David Castañer
31/05/2024
978-2-493333-21-6
16 EUR
130 x 198 mm
144 pages
Juana Dolores est née en 1992 à El Prat de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone. Bijuteria, son premier livre de poésie, est aussi la bannière rouge d’une écriture manifeste, qui fait se mêler l’underground barcelonais, les trésors amoureux de la tradition courtoise et les motifs politiques renoués de la stylisation de soi et de la lutte des classes. Œuvre de fusion au sens propre, orfèvrerie impure, Bijuteria donne consistance à la coexistence des contraires : splendeurs et déchets, parures et nudités, amours et solitudes.
Poète et artiste multidimensionnelle, descendante d’une famille de la classe ouvrière andalouse émigrée en Catalogne, Juana Dolores est communiste. Contre les réductions identitaires, elle revendique un mouvement maximal, embrassant l’introversion et les stupéfiants, la foi et les adultères, les traditions ouvrières et les esthétiques subalternes — de Marx aux divas féminines prolétaires.
Juana Dolores est née en 1992 à El Prat de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone. Bijuteria, son premier livre de poésie, est aussi la bannière rouge d’une écriture manifeste, qui fait se mêler l’underground barcelonais, les trésors amoureux de la tradition courtoise et les motifs politiques renoués de la stylisation de soi et de la lutte des classes. Œuvre de fusion au sens propre, orfèvrerie impure, Bijuteria donne consistance à la coexistence des contraires : splendeurs et déchets, parures et nudités, amours et solitudes.
Poète et artiste multidimensionnelle, descendante d’une famille de la classe ouvrière andalouse émigrée en Catalogne, Juana Dolores est communiste. Contre les réductions identitaires, elle revendique un mouvement maximal, embrassant l’introversion et les stupéfiants, la foi et les adultères, les traditions ouvrières et les esthétiques subalternes — de Marx aux divas féminines prolétaires.
Poète et artiste multidimensionnelle, descendante d’une famille de la classe ouvrière andalouse émigrée en Catalogne, Juana Dolores est communiste. Contre les réductions identitaires, elle revendique un mouvement maximal, embrassant l’introversion et les stupéfiants, la foi et les adultères, les traditions ouvrières et les esthétiques subalternes — de Marx aux divas féminines prolétaires.
18
Michel Surya
L’excès, et cetera
[Poésie]
31/05/2024
978-2-493333-22-3
13 EUR
115 x 175 mm
108 pages
En vers et en deux mouvements, cette Ritournelle accueille, en lui donnant une voix inouïe (jusque-là inarticulée), la catastrophe d’une mise au monde et d’une mise à mort.
Mise au monde d’un nouveau-né d’abord, mais aussi et surtout d’un sujet parlant s’auto-enfantant contre tout ce qui s’y oppose au moyen de la parole. Parole excédentaire qui s’effondre et s’affirme tout au long du poème, se heurtant à une musicalité abrupte, à une douceur déconcertante aussi. Excès à son tour retourné, ressaisi à même la langue — l’expérience traumatique échouant à rendre muet.
Dans son ampleur, l’œuvre de Michel Surya se soutient d’une écriture embrassant une multiplicité d’expériences. Littéraires et politiques, existentielles et amoureuses, elles provoquent chacun de ses livres qui, cherchant du pire à tout dire, appellent aussi comme son moyen le plus paradoxal, quiétude et volupté.
En vers et en deux mouvements, cette Ritournelle accueille, en lui donnant une voix inouïe (jusque-là inarticulée), la catastrophe d’une mise au monde et d’une mise à mort.
Mise au monde d’un nouveau-né d’abord, mais aussi et surtout d’un sujet parlant s’auto-enfantant contre tout ce qui s’y oppose au moyen de la parole. Parole excédentaire qui s’effondre et s’affirme tout au long du poème, se heurtant à une musicalité abrupte, à une douceur déconcertante aussi. Excès à son tour retourné, ressaisi à même la langue — l’expérience traumatique échouant à rendre muet.
Dans son ampleur, l’œuvre de Michel Surya se soutient d’une écriture embrassant une multiplicité d’expériences. Littéraires et politiques, existentielles et amoureuses, elles provoquent chacun de ses livres qui, cherchant du pire à tout dire, appellent aussi comme son moyen le plus paradoxal, quiétude et volupté.
Mise au monde d’un nouveau-né d’abord, mais aussi et surtout d’un sujet parlant s’auto-enfantant contre tout ce qui s’y oppose au moyen de la parole. Parole excédentaire qui s’effondre et s’affirme tout au long du poème, se heurtant à une musicalité abrupte, à une douceur déconcertante aussi. Excès à son tour retourné, ressaisi à même la langue — l’expérience traumatique échouant à rendre muet.
Dans son ampleur, l’œuvre de Michel Surya se soutient d’une écriture embrassant une multiplicité d’expériences. Littéraires et politiques, existentielles et amoureuses, elles provoquent chacun de ses livres qui, cherchant du pire à tout dire, appellent aussi comme son moyen le plus paradoxal, quiétude et volupté.