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Auteur.ice

Titre

Statut

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29

Gérard Granel

Appel à ceux qui ont affaire avec L’Université

[Essai]


28

Natacha Samuel

Désastrée (poétique du nom juif)

[Essai]


27

Wolfgang Hilbig

Des nouvelles des arbres

[Fiction]


26

Mario Santiago  Papasquiaro

Rêve sans fin

[Poésie]


25

Balam Rodrigo

Livre centre-américain des morts

 


[Poésie]


24

Martin Rueff

Mode avion


[Essai] [Poésie]


23

Karim Kattan

Hortus conclusus


[Poésie]


22

Barbara Köhler

La femme de personne

[Poésie]


21

Oswald de Andrade

Anthropophagie, crise, utopies


[Essai]


20

Eeva-Liisa Manner

Voiliers fuyez à voiles légères + Les eaux mortes



[Poésie]


19

Juana Dolores Romero  Casanova

Bijuteria


[Poésie]


18

Michel Surya

L’excès, et cetera (une ritournelle)


[Poésie]


17

Muriel Pic & Anne Weber

Petit atlas des pleurs


[Correspondance] [Essai]


16

Wolfgang Hilbig

Vieille écorcherie


[Fiction]


15

Miyó Vestrini

Grenade dans la bouche


[Poésie]


14

Peter Kurzeck

En invité


[Roman]


13

Philippe Blanchon

Rives de goudron (fugues)


[Poésie]


12

Barbara Köhler

Roulette allemande

[Poésie]


11

Amandine André

Aberrants & dinosaures

[Poésie] [Fiction]


10

Juliette Riedler

7 femmes en scènes

[Essai]


09

Hélène Cixous & Cécile Wajsbrot

Lettres dans la forêt

[Correspondance] [Essai]


08

Alexandre Curlet

Butterfield (une relation)

[Poésie]


07

Louis Zukofsky

Arise, arise

[Scène] [Poésie]


06

Alexis Lussier

L’obscur objet d’un film

[Essai]


05

Michel Surya

Le monde des amants (L’éternel retour)

[Roman]


04

Jean-Paul Iommi Amunatégui

La tradition des larmes

[Essai]


03

Barbara Köhler

Blue box

[Poésie]


02

Michel Deguy

La commaison

[Poésie]


01

Jack London

Monter un feu

[Fiction]



L’extrême contemporain
Route de Sylvéréal
30800 Saint-Gilles – FR

Diffusion/distribution
Harmonia Mundi Livre

ig @extremecontemporain
fb @exceditions
m contact[at]extremecontemporain.com

(Les éditions ne reçoivent pas de manuscrits.)

Les éditions L’extrême contemporain publient des livres de poésie et de politique, de littérature et d’art au sens le plus simple et le plus illimité.

Des livres qui ont en commun la recherche de formes et d’expériences à venir et à travers l’écriture.



29

Gérard Granel

Appel à ceux qui ont affaire avec l’Université (en vue d’en préparer une autre)

[Essai]



À PARAÎTRE

978-2-493333-15-5
8 EUR

105 x 165 mm


« Les grandes lignes de la politique du Capital à l'égard de l'Université n'ont pas varié. Il s'agit d'abord de la supprimer dans ce qui a fait depuis l'origine sa vaillance et sa fortune propres, et qui est de constituer une sorte de tourbillon poético-politico-philosophique dans lequel l'existence historique des peuples travaille au savoir de soi-même : se dit, se pense, se veut. Mais s'il s'agit là de l'élaboration d'un savoir, ce n'est pourtant pas une science, ce ne sont pas plusieurs sciences ni toutes les sciences qui le constituent, mais la projection de l'existence publique sur ses plus extrêmes possibilités. »






28

Natacha Samuel

Désastrée (poétique du nom juif)

[Essai] [Autothéorie]



À PARAÎTRE

978-2-493333-27-8
18 EUR

130 x 198 mm
280 pages


Désastrée est un livre comme il en existe peu, d’un genre inclassable — ni essai ni récit ni journal ni poème. À la rigueur, une autothéorie ? Car ce livre est le compte rendu d’un désastre collectif, historique, perçu ou absorbé depuis la part la plus intime, la plus personnelle, « en corps ».

Écrit à la première personne, Désastrée cherche à comprendre ou à penser ce qui n’aurait pas dû se produire, ce qui après Auschwitz et depuis le 7 octobre 2023 (mais en fait bien avant) ne peut plus être pensé ou compris.

Quelque chose est barré, brisé dont le livre enregistre les éclats, les dégâts. Car derrière la guerre faite à Gaza, c’est le nom juif qui se trouve mis en cause, retourné. Et à travers lui toute la langue : « Qu’on accepte ou qu’on refuse l’accusation, Israël — le nom juif, donc — en est là. Là c’est-à-dire pris dans l’énoncé de ce point d’inversion terme à terme, inédit dans l’histoire, de génocidé à génocidaire. Dorénavant lorsqu’on parlera du génocide des juifs, il se pourrait qu’on ne sache plus dans quel sens entendre le génitif ».

Désastrée entreprend alors de ramasser différents matériaux (notes, souvenirs, citations, témoig­nages) pour penser à travers le désastre, pour dériver dans les temps, les expériences et les généalogies, pour retrouver la « tradition cachée » en réserve derrière le nom juif. Cette tradition cachée qui pourrait être par exemple l’aventure ou le rêve anéanti du Bund (Union générale des travailleurs juifs). Et tous les autres compagnonnages, de Marx et Spinoza à Lévinas en passant par Arendt et Fanon.

Ce premier livre de la cinéaste Natacha Samuel pourrait bien être l’un des plus importants pour l’époque, qui contribue autant à inspirer des formes de vie politique dans la langue (ce que fait une poétique), qu’à la réinvention subtile, sensible et formelle du genre de l’essai.






27

Wolfgang Hilbig

Des nouvelles des arbres

[Fiction]


À PARAÎTRE

Traduction de l’allemande
Bernard Banoun

978-2-493333-29-2
14 EUR

115 x 175 mm
136 pages


Les « nouvelles » ne sont pas bonnes. Les ­arbres de l’allée aux cerises ont disparu. Et c’est à l’écriture de ce désastre que s’entête quelqu’un qui voudrait pouvoir le raconter.

Le narrateur Waller, cherchant à décrire les ­arbres oubliés, se livre à fonds perdu dans cette recherche à travers un paysage halluciné, où s’amoncellent ruines sur ­ruines. Depuis le petit village de W. jusqu’à une déchetterie ­fantastique, habitée par d’étranges person­nages, un air de cloches transporté par le vent d’Est accompagne de loin une dénommée ­Cendre qui se dépose et s’infiltre partout, dans tout le récit.

« Raconte !... raconte ! » Telle est la tâche de cet horrible travailleur, s’efforçant de prendre place dans « la cohorte des gens qui écrivent », dans ce désert, jusqu’à se confondre avec lui.

La prose de Wolfgang Hilbig (1941-2007) — ­ouvrier de métier en RDA et lauréat du prix Büchner — atteint ici des sommets où, par-delà les formes littéraires et politiques, s’entendent les aventures les plus silencieuses et les plus dramatiques de la pensée, exposées à ciel ­ouvert.




26

Mario Santiago Papasquiaro

Rêve sans fin

[Poésie]



21/08/2026

Traduction de l’espagnol (Mexique)
Samuel Monsalve

978-2-493333-28-5
12 EUR

115 x 175 mm


Ici se déroule une dépense sans fin, des plus agitées et des plus stupéfiantes, un travail de rêve manifeste, dont la dérive constituerait le centre.

Rêve sans fin
est un document magmatique, spasmodique, instable dans sa forme et régressivement incertain jusque dans son projet ou son origine. Pour l’essentiel constitué de notes accumulées en exil — entre Barcelone et Paris en 1977 le temps d’un long été —, puis transcrites et librement associées par ses amis Bruno Montané Krebs et Roberto Bolaño, ce livre est un livre par accident(s).

Autoportrait du poète, méditation érotique, ironique et politique, excitation des mémoires et des sens, éclats lyriques désinhibés et « ballades-météo­rites », Rêve sans fin matérialise la subversion radicale des ordres de la réalité, par en dessous.

En même temps que s’y déjoue son programme s’y résout la trajectoire de l’avant-garde infra­réaliste fondée par Mario Santiago Papasquiaro : passage du collectif et de ses mots d’ordre à une écriture clandestine, diasporique, où la poésie déborde les formes établies du livre pour investir les marges, les supports précaires et la vraie vie absente.

Mario Santiago Papasquiaro est né à Mexico en 1953. Il a pris part aux événements politiques et artistiques de son temps, comme agitateur, comme figure de l’infraréalisme et comme écrivain. Il aura laissé un nombre incalculable de traces écrites, intotalisables, dont certaines auront pris la forme de livres. Plus que nul autre il a cherché l’or du temps, l’accord impossible et nécessaire de la vie et de la poésie. Il disparait accidentellement à Mexico en 1998.






25

Balam Rodrigo

Livre centre-américain des morts

[Poésie]


17/04/2026

Traduction de l’espagnol (Mexique)
Karine Louesdon & José María Ruiz-Funes Torres

978-2-493333-26-1
18 EUR

130 x 198 mm
320 pages


Impitoyable et bouleversant, le Livre centre­-américain des morts est le poème de la migration et de sa malédiction politique au temps des mafias capitalistes. Nouvel acte de la Destruction des Indes de Las Casas, forme monstre — tour à tour corrido, album photographique, nécropole — empruntant aux traditions livresques et orales, anciennes et nouvelles, ce livre sans pareil chemine à travers l’exil, avec les migrant∙es et les apatrides, « loin de Dieu et près, très près, des passeurs, policiers, agents d’immigration, narcos, intermédiaires, proxénètes... »

Tombeau pour les Centre-Américain∙es risquant la traversée du jour et de la nuit pour rejoindre un Nord fantomatique et assassin, endurant les peines, les crimes, la clandestinité et l’horreur politique, ce livre est aussi le chant de lutte, d’amour et d’hospitalité pour les femmes, hommes et enfants guatémaltèques, honduriens, mexicains, nicaraguayens, salvadoriens, centre­-américains, dont les corps sont remis aux mains de La Bestia.

Balam Rodrigo est né en 1974 à Villa Comaltitlán, au Chiapas, et a grandi auprès des migrantes et de celles et ceux qui luttent à leurs côtés. Il a reçu le Prix de poésie Aguascalientes en 2018 pour le Livre centre­-américain des morts.




24

Martin Rueff

Mode avion

[Essai] [Poésie]



21/11/2025

978-2-493333-25-4
18 EUR

130 x 198 mm
288 pages


Mode avion est écrit « au clair du chagrin », à la première heure du manque ou du défaut. Il fait une aube à la vie maintenue, au seuil de la perte. Comme tel, ce livre est un tombeau ; comme tel il est une catas­trophe : « ne croyez pas que je vais vous replonger dans le néant  ».

Allant par poèmes, proses ou essais, Mode avion contient en lui les modes variés d’une histoire (une théorie ?) générale de l’écriture ou de l’ins­cription, et d’une affaire particulière avec ce que Michel Deguy appelait « la chose de la poésie ».

Deguy dont le nom revient presque à chaque page, comme un élan, un transport, un signifiant hal­luciné ou un stupéfiant. Michel Deguy (1930-2022), un revenant sans appel, un extrême contemporain. 

Mode avion
, grand livre du défaut, est attaché à la poésie, « réel absolu », comme il lui est arraché. C’est un mode orphique : privation du signal, relance du poème.

Martin Rueff est poète, critique et traducteur, et dirige la revue Po&sie. Né en 1968, il enseigne à Bologne et Genève.






23

Karim Kattan

Hortus conclusus

[Poésie]


25/04/2025

978-2-493333-24-7
16 EUR

115 x 175 mm
180 pages


Hortus conclusus est le premier recueil de poèmes de Karim Kattan, écrivain né à Jérusalem en 1989. Il tient son titre de la formule scellée du Cantique des cantiques qui inspire aussi le nom d’un couvent, à Artas, en Palestine.

Hortus conclusus, le jardin clos, fait jouer ensemble les tentations du retrait et de la visite, du sanctuaire et de l’assemblée. Il est par excellence le lieu de la doublure. 

Le jardin clos renferme sur lui son propre destin barré, inscrivant l’extérieur dans son propre périmètre. Et ce qui se dit au dehors du jardin, colonisation, apartheid, anéantissement, s’en­tend en dedans. Dans chacun des 23 poèmes du recueil la fuite s’accomplit vers l’intérieur, grâce au secours des puissances de l’éclat : amours, chants, luxuriances, et de leurs ser­vant·es : chevaliers (errants), (demi-)dées­ses, saintes palestiniennes, soldats et amants.

Hortus conclusus
est l’aire identique du re­doublement interminable des identités, des genres, des guerres et des paix.  

« L’empire et ce qui lui fait résistance. Tout dans le jardin. Faradis, Hortus, Artas… »






22

Barbara Köhler

La femme de personne

[Poésie]


11/04/2025

Traduction de l’allemand
Sven Keromnes


978-2-493333-23-0
16 EUR

130 x 198 mm
140 pages


Rien moins qu'une réécriture de l'Odyssée, La femme de personne est un poème en train de se faire, une matrice qui ne cesse pas de faire et de défaire : maille, toile, texture dont la matérialité même défigure et refigure, décode et recode l'épique poème de tous les poèmes. Et avec lui le héros de tous les héros qui donne son nom à l'épopée, l'hégémonique masculin mis lui aussi à l'épreuve, sur le métier : Outis, Odyss, Ulysse... Personne.

La femme de personne peut bien s'appeler Pénélope, la femme de, mais La femme de personne n'appartient à personne. Reprogrammation, bifurcations, renversements de perspectives et trouées dans la toile homérique ainsi réactualisée constituent la trame de cette poétique de l'ère scientifique.

Un va-et-vient entre l'antique et grouillante matière épique, amoureuse et guerrière, et le propre texte de Barbara Köhler (1959-2021) qui s'engendre ici comme par lui-même, au fur et à mesure qu'on le lit, qu'on l'écoute.






21

Oswald de Andrade

Anthropophagie, crise, utopies

[Essai]



24/01/2025

Traduction du portugais (Brésil)
Eduardo Jorge de Oliveira


978-2-493333-18-6
15 EUR

115 x 175 mm
208 pages


Une machine anthropophagique. Ce livre réunit trois textes d’Oswald de Andrade (1890-1954). Une retraduction du mythique « Manifeste anthropophage » (1928) + deux essais inédits en français : « La crise de la philosophie messianique» (1950) & « La marche des utopies » (1953). Trois textes qui approfondissent une aventure de pensée totale et dévorante — anthropophagique.

À partir du « Manifeste », texte inaugural et générateur d’une modernité poétique décoloniale, poème irradiant et renversant décisivement la portée du stigmate Cannibale, l’anthropophagie chemine ici entre deux essais, par crises et par utopies. Conséquences directes ? Désalignement généalogique et historique, pessimisme libérateur, déprogrammation de la Colonie. Le geste anthropophagique est un bug, qui dévie volontairement et joyeusement l’histoire et la dramaturgie de la pensée occidentale.






20

Eeva-Liisa Manner

Voiliers fuyez à voiles légères + Les eaux mortes


[Poésie]



29/11/2024

Traduction du finnois
Aleksi Barrière


978-2-493333-17-9
18 EUR

130 x 198 mm
248 pages


Ce sont les derniers mots. Voici ensemble les deux derniers recueils de la poétesse finlandaise Eeva-Liisa Manner, dont l’œuvre s’aperçoit ici de façon inédite en langue française, à l’horizon fuyant de son propre achèvement. 

Infinie poésie des temps de neige, refusée matériellement à toute éternité et relancée à chaque stase, à chaque givre, à chaque saison. Ce sont les sols, les lacs, les êtres, les morts, les morceaux de réel et de rêves dits dans la langue natale, le finnois, puis exposés progressivement, intimement, aux langues sans bords de la poésie mondiale (Caváfis, Pound, Tranströmer...)

Ici étranger et ailleurs familier, d’un même mouvement géographique qui fait aller la plus légère des voiles sur la plus morte des eaux, la beauté n’y est pas sans la brisure qu’elle appelle. Le rêve intime d’un paysage où connaitre le bonheur sans le cauchemar historique. La littérature sans la question politique qu’elle ne cesse pas d’être.

Autrice de poèmes non seulement mais de romans, de théâtre, critique et essayiste, traductrice, Eeva-Liisa Manner est née en 1921 à Helsinki et morte en 1995 à Tampere.






19

Juana Dolores Romero Casanova

Bijuteria


[Poésie]



31/05/2024

Traduction du catalan
David Castañer


978-2-493333-21-6
16 EUR

130 x 198 mm
144 pages


Juana Dolores est née en 1992 à El Prat de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone. Bijuteria, son premier livre de poésie, est aussi la bannière rouge d’une écriture manifeste, qui fait se mêler l’underground barcelonais, les trésors amoureux de la tradition courtoise et les motifs politiques renoués de la stylisation de soi et de la lutte des classes. Œuvre de fusion au sens propre, orfèvrerie impure, Bijuteria donne consistance à la coexistence des contraires : splendeurs et déchets, parures et nudités, amours et solitudes.

Poète et artiste multidimensionnelle,  descendante d’une famille de la classe ouvrière andalouse émigrée en Catalogne, Juana Dolores est communiste. Contre les réductions identitaires, elle revendique un mouvement maximal, embrassant l’introversion et les stupéfiants, la foi et les adultères, les traditions ouvrières et les esthétiques subalternes — de Marx aux divas féminines prolétaires.