26
Natacha Samuel
Désastrée (poétique du nom juif
[Essai] [Fiction]
À PARAÎTRE
978-2-493333-27-8
18 EUR
130 x 198 mm
Désastrée (poétique du nom juif) s’inscrit dans la tragique actualité de la guerre faite à Gaza par un État, celui d’Israël. À travers elle c’est le nom juif qui se trouve mis en cause. Et à travers lui toute la langue.
Désastre : désalignement des astres. Désastrée : nom (commun, provisoire) d’une voix requise par ce désalignement, comme jetée par lui dans la langue.
Que signifie le “nom juif” aujourd’hui et qu’en faire s’il est retourné contre lui-même dans l’épreuve de la guerre des États contre les populations, et dans l’épreuve plus générale d’une guerre de la langue politique contre les corps ? C’est là ce que ce livre cherche à penser et à vivre, en disant du nom juif ce qui le lie à la longue tradition des opprimés, en deçà des noms propres et des langages tyrans dans lesquels il est habituellement, quotidiennement pris.
Allant dans le sens de ce qu’il y a de véritablement commun dans le nom, du 7 octobre 2023 au témoignage de Pola, survivante d’Auschwitz , au fil des pages une voix de fin silence se fait entendre allant de liens en liens, d’états d’âmes en états de corps, tournant et descendant au niveau du précipice.
« Seuls les esclaves ont besoin de penser : le voilà le saut. »
Voici contre toutes valeurs séparées [politiques, théologiques, philosophiques] ce que pourrait être l’expérience fondamentale d’une pensée « esclave », une pensée ou une éthique en ventre.
Ce premier livre de la cinéaste Natacha Samuel contribue autant à inspirer des formes de vie politique dans la langue — ce que fait une poétique — qu’à la réinvention formelle et sensible du genre de l’essai.